
Un monde stationnaire sans croissance?
Il s’agit d’évidences, pas tellement évidentes, sur lesquelles je propose quelques remarques qui retravaillent la notion de développement durable, et quelques références.

Un monde stationnaire sans croissance?
Il s’agit d’évidences, pas tellement évidentes, sur lesquelles je propose quelques remarques qui retravaillent la notion de développement durable, et quelques références.
Comment se fait-il qu’en de nombreuses civilisations les édifices soient pourvus de décors disposés de façon telle qu’ils sont invisibles à l’usager? Et pourquoi en Occident à partir de la Renaissance se contente-t-on de ce qui est vu ? Comme si l’habitant ou le visiteur était le seul dont l’interprétation comptât. Au point qu’il devienne légitime de tromper son œil. Continuer la lecture
La Cour suprême des Etats-Unis suspend l’application du « Clean Power Plan » préparé par l’Agence américaine de protection de l’environnement (EPA) deux mois après la clôture de la Cop21. Cette décision a une valeur hautement symbolique. Continuer la lecture
S’appuyant sur les chiffres du Crédit Suisse, l’organisation Oxfam a diffusé que dès 2015 les 1% les plus riches possédaient la moitié de la richesse mondiale et que le club de personnes regroupant un patrimoine de même valeur que celui de la moitié la plus pauvre de la population humaine était passé de 388 personnes en 2010 à 62 personnes en 2015. Les réactions sont nombreuses dans les médias et sur le net. On répète à nouveau les deux arguments habituels que a) ce qui compte vraiment c’est que les pauvres ont vu leur situation absolue s’améliorer et b) qu’insister sur ces inégalités ne fait qu’entretenir l’humiliation et la colère. Ce sont là justement les idées qui sont en arrière plan de la théorie de John Rawls qui fut une des justifications puissantes du libéralisme politique et économique. Continuer la lecture
Il y a plusieurs façons de se comporter en gardant la catastrophe à l’esprit. Les discours philosophiques sur l’avenir qui tiennent compte de l’éventualité de l’effondrement sont si nombreux et si éparpillés qu’on peut se demander s’il est encore possible de penser sans se placer au bord du précipice. Néanmoins le capitalisme est un système d’une grande plasticité
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Que l’on soit croyant ou non il est incontestable que cette parole de portée institutionnelle de près de deux milliards de personnes est si forte et si courageuse qu’elle prend d’emblée une dimension historique. Je n’analyse pas ici ce texte très vaste, mais propose une réflexion sur un thème qui se dégage entre les lignes. Continuer la lecture
Une idée centrale de l’éthique de John Rawls est la « justice as fairness » que l’on traduit généralement, faute de mieux, par la « justice comme équité » et qui signifie que, dans les jeux de hasard des compétitions de la vie, la morale doit résulter de principes équilibrés, honnêtes, loyaux, équitables, choisis au départ à cause de cela, et formant ainsi des institutions équitables permettant ensuite dans ce cadre de laisser la liberté opérer… Continuer la lecture
Dans leur quête d’un positionnement de la science immune et incastrable, les positivistes se détournent de l’interprétation et de tout ce qui pourrait ressembler à l’arbitraire du ressenti ou à des lectures individuelles subjectives, comme d’un matériau sale, qui ne saurait constituer la connaissance véritable… Continuer la lecture
Une phrase de trop et toute une conception philosophique s’écroule. En mathématiques, la pensée est astreinte à respecter une rigueur locale contraignante, qui met le travail du chercheur à la merci d’une faute, même de détail. Et il est assez irritant que la « taille » de l’erreur n’y fasse rien, une toute petite confusion suffit à faire s’écrouler une belle démarche démonstrative, les multiples presque-preuves de la conjecture de la jacobienne par exemple le montrent bien. Pourtant il arrive aussi qu’en philosophie une seule erreur ponctuelle fasse s’effondrer toute une vision. C’est le cas de la position épistémologique d’Emile Boutroux, intéressante aussi à bien d’autres égards. Continuer la lecture
Une exposition à la Cité de l’Architecture à Paris jusqu’au 6 octobre 2014, nous invite à réfléchir sur la transition écologique. Depuis longtemps les architectes se préoccupent du climat. Habitabilité, isolation, ambiance, qualités vernaculaires, sont des termes courants du métier. On peut vivre sans climatisation dans les pays chauds et avec peu de chauffage dans les régions froides. Mais la question va ici beaucoup plus loin. Continuer la lecture